sexta-feira, 21 de fevereiro de 2014

Comment la chaîne Globo a construit une communauté nationale imaginaire - Le Monde Diplomatique



Matéria retirada do sítio http://www.monde-diplomatique.fr/2013/07/OUALALOU/49356.

Comment la chaîne Globo a construit une communauté nationale imaginaire

Les « telenovelas », miroir de la société brésilienne


Promues sous la dictature (1964-1985) dans l’optique de souder ce pays-continent, les « telenovelas » brésiliennes ont évolué. Suivies par l’ensemble de la population, elles tendent un miroir à une société en plein bouleversement. Or la transformation récente du géant sud-américain ne saurait se résumer à sa devise, « Ordre et progrès », comme le révèlent les récentes manifestations dans les grandes villes du pays.

par Lamia Oualalou, juillet 2013


« Il n’y aura personne ! » L’équipe de campagne de M. Fernando Haddad, alors dans la course pour la mairie de São Paulo, était catégorique : la présidente Dilma Rousseff ne pouvait sérieusement songer à tenir son meeting de soutien au candidat du Parti des travailleurs (PT) ce vendredi 19 octobre 2012, pile à l’heure où serait diffusé le dernier épisode d’« Avenida Brasil », la telenovela à sensation de la chaîne Globo. Ce soir-là, des dizaines de millions de Brésiliens assisteraient à l’affrontement final entre les deux héroïnes, Nina et Carminha, afin de savoir qui a tué Max. Convaincue, la présidente a repoussé le rassemblement au lendemain.

« Avenida Brasil » a marqué le retour des grand-messes réunissant la majorité des familles devant le petit écran. Une gageure quand on se souvient que la telenovela brésilienne, la novela, comme on préfère l’appeler ici, a fêté ses 60 ans en 2012.

Lorsque surgit la télévision au Brésil, les soap operas américains ont déjà conquis Cuba, via Miami. Et c’est naturellement vers les auteurs de l’île effrayés par la révolution que se tournent les chaînes, à commencer par la pionnière, TV Tupi. « Le droit de naître », diffusé en 1964, est ainsi une adaptation de la production radiophonique éponyme qui inonda les ondes de l’île caribéenne en 1946. Comme à Cuba, le feuilleton a une fin, alors qu’aux Etats-Unis il peut s’étirer sur des décennies. Pour la première fois, la vie s’arrête à São Paulo et à Rio pendant une demi-heure, plusieurs fois par semaine… mais pas au même moment. La novela n’est pas encore quotidienne, et la transmission en réseau n’existe pas : à peine l’épisode diffusé à São Paulo, la pellicule est acheminée par avion ou en voiture vers Rio (la capitale jusqu’en 1960).

A l’époque, la trame est volontiers exotique, comme en témoignent des titres tels que « Le roi des Tziganes », « Le cheikh d’Agadir » ou « Le pont des soupirs ». En 1968, « Beto Rockfeller » marque une rupture. Pour la première fois, le héros vit à São Paulo. Il travaille chez un cordonnier, dans une artère populaire de la mégalopole, mais se prétend millionnaire à une autre adresse. Avec un vocabulaire de tous les jours, des références aux bonheurs et aux difficultés d’un Brésil urbain, d’autant mieux rendus que certaines scènes sont filmées en extérieur, la novela change de visage. « Désormais, elle incorporera les questions sociales et politiques qui travaillent le Brésil, alors qu’au Mexique ou en Argentine on en reste aux drames de famille », explique Maria Immacolata Vassallo de Lopes, qui coordonne le Centre d’études de la telenovela à l’Université de São Paulo (USP).

Puis apparaît TV Globo, qui s’empare du format. A tel point que, selon Bosco Brasil, un ex-auteur de la maison, « quand on dit “novela brésilienne”, on pense “novela de Globo” ». Née en 1965, un an après le coup d’Etat militaire, la chaîne est d’abord le fruit du génie politique de Roberto Marinho, héritier d’un journal important, le Globo, mais sans influence nationale. Il comprend combien il est stratégique pour la junte de réaliser l’intégration du territoire. Alors que, pour Juscelino Kubitschek (1956-1961), celle-ci passait par le tissage d’un réseau routier, les militaires, au pouvoir de 1964 à 1985, feront le pari des médias. Et, dans ce domaine, Globo sera une pièce centrale : « D’un point de vue économique, elle a joué un rôle essentiel dans l’intégration d’un pays aux dimensions continentales, à travers la formation d’un marché de consommateurs. D’un point de vue politique, sa programmation a porté un message national d’optimisme lié au développement, crucial pour soutenir et légitimer l’hégémonie du régime autoritaire (1) », analyse Venício de Lima, chercheur en communication à l’Université nationale de Brasília.

Beaucoup d’auteurs venus du théâtre

Avec le temps, la chaîne a créé « un répertoire commun, une communauté nationale imaginaire », explique Vassallo de Lopes. En 2011, 59,4 millions de foyers, soit 96,9 % du total, ont la télévision, et chaque Brésilien consomme en moyenne sept cents heures de programmes de Globo chaque année. Alors que le gaucho (habitant de l’extrême sud du pays), plus proche des Argentins dans son mode de vie, n’a pas grand-chose à voir avec un pêcheur d’Amazonie ou une agricultrice du Nordeste, tous partagent désormais le rêve de connaître Rio, principal décor des feuilletons de Globo, ou de porter la chemise blanche et la ceinture dorée de Carminha. L’identification est d’autant plus facile que la frontière entre fiction et réalité est floue. Lorsque les Brésiliens fêtent Noël, leurs héros sur le petit écran font de même. L’effondrement, réel, d’un immeuble à Rio de Janeiro en janvier 2012 est commenté par les personnages de « Fine figure » les jours suivants. Et quand, au cours d’un épisode, on enterre un élu fictif, de véritables hommes politiques acceptent de se faire filmer autour de son cercueil.

Jeunes et vieux, riches et pauvres, analphabètes et intellectuels : tous doivent pouvoir se contempler dans ce miroir. Selon la psychanalyste Maria Rita Kehl, « ces images uniques qui parcourent un pays aussi divisé que le Brésil contribuent à le transformer en une parodie de nation dont la population, unie non pas en tant que peuple, mais en tant que public, parle le même langage (2) ».

L’indéniable bienveillance des militaires n’explique pas seule comment Globo a pu imposer cette syntaxe. Aux heures de plus grande audience, la chaîne réussit la prouesse de diffuser ses propres productions ; en France, dans ces tranches horaires, ce sont souvent les séries américaines qui triomphent. « Tout cela repose sur un véritable talent artistique et technique, qui s’est concentré sur la novela », insiste Mauro Alencar, professeur de télédramaturgie brésilienne et latino-américaine à l’USP. Lorsqu’il décide de faire de la novela le cœur de sa chaîne, Marinho embauche à tour de bras. Paradoxalement, la dictature lui facilite la tâche, puisque la censure interdit à de bons auteurs de théâtre, souvent de gauche, de monter leurs pièces. C’est ainsi que des écrivains tels que Dias Gomes, Bráulio Pedroso ou Jorge Andrade se retrouvent à travailler pour le « docteur » Marinho et pour la télévision, qu’ils méprisaient auparavant.

Contre toute attente, ces grands noms se voient offrir une véritable liberté par les dirigeants de la chaîne, qui acceptent de tenir tête aux censeurs. Globo avait déjà tourné trente-six chapitres de « Roque Santeiro », de Dias Gomes, lorsque la novela fut interdite de diffusion. Elle connaîtra un succès retentissant lorsqu’elle sera tournée à nouveau, dix ans plus tard, en 1985, après l’avènement de la démocratie. En 1996, « O rei do gado » (« Le roi du troupeau »), de Benedito Ruy Barbosa, élégie à la réforme agraire, donne une visibilité inédite au Mouvement des sans-terre (MST).

« Cela fait trente-cinq ans que je travaille pour Globo, je suis l’auteur de dix-sept novelas, et on ne m’a jamais dit ce que je devais faire. J’ai toujours été totalement libre », témoigne Silvio de Abreu, l’un des principaux auteurs de la chaîne. Pour Maria Carmem Jacob de Souza Romano, professeure de communication à l’Université fédérale de Bahia, « les grands auteurs ont un pouvoir de négociation, bien sûr. Ils font preuve de bon sens et ne peuvent transformer la novela en brûlot social, mais ils ont la possibilité d’aborder les thèmes qui leur sont chers, si le succès est au rendez-vous ».

A partir du centre de Rio, il faut une bonne heure de voiture, quand la circulation est fluide, pour se rendre au Projac, l’usine à rêves montée par Globo à Jacarepaguá, dans la partie ouest de la ville. Plus d’un million et demi de mètres carrés, dont 70 % de forêt, permettent à la chaîne de concentrer, depuis 1995, les étapes de la production d’une telenovela. « Avant, les tournages étaient éclatés sur plusieurs studios dans toute la ville. Les concentrer permet une énorme économie de temps et d’argent », explique Mme Iracema Paternostro, responsable des relations publiques, en montrant une maquette des installations.

Une voiture est nécessaire pour en faire le tour. Ici, un bâtiment regroupe les équipes de recherche chargées de compiler les archives et les études de marché. Un peu plus loin, les costumes sont dessinés, cousus et soigneusement conservés, pour être utilisés à l’avenir. Puis on pénètre dans un gigantesque atelier de menuiserie où sont élaborés les meubles et les décors imaginés à quelques mètres de là : un salon du XIXe siècle, une rame de métro — le tout en pièces détachées, pour que l’on puisse les monter en quelques heures, dans l’un des quatre studios de mille mètres carrés où les novelas sont tournées tous les jours de l’année. Les pièces seront ensuite démontées et remisées pour des tournages futurs, ou détruites pour être recyclées.

A l’est du territoire se trouve la cité cinématographique, avec quelques équipements permanents, comme une curieuse église disposant d’une triple façade, l’une baroque, l’autre italienne, la troisième portugaise. « On a toujours besoin d’une église », s’amuse Mme Paternostro, en référence à l’incontournable mariage de l’épisode final. Derrière, ce sont de véritables pans de ville qui sont érigés pour neuf mois, la durée moyenne d’une novela. La moitié de l’action de « Salve Jorge », diffusé début 2013, se déroulant en Turquie, la direction artistique a reconstitué un petit Istanbul, en s’attachant aux moindres détails : une affiche arrachée, un livre tombé d’une bibliothèque, une théière traditionnelle. Pour monter ce décor, des milliers de photos ont été prises sur place, et une cargaison d’objets typiques rapportée à Rio. Des équipes ont également filmé des heures durant la vie de tous les jours, les vendeurs à la sauvette, le flux des voitures.

Lors du montage, les images, toujours en grand angle, s’insérent dans les scènes tournées dans la cité cinématographique. L’illusion fonctionne à merveille. Et le procédé ne concerne pas seulement les destinations lointaines : aux côtés du petit Istanbul, un dédale de rues recrée, sur mille huit cents mètres carrés, l’Alemão, l’une des plus grandes favelas de Rio de Janeiro. Là encore, on s’y croirait. Globo a même embauché Mme Adriana Souza, une vendeuse d’empadas, des chaussons fourrés à la viande ou aux crevettes, pour vendre ses produits dans le décor en carton-pâte comme elle le fait dans sa favela.

Toucher toutes les classes sociales

Le secret de la réussite de Globo, c’est sa capacité à industrialiser toutes les étapes de la création, pour parvenir à diffuser tous les jours au moins trois novelas, chacune comptant entre cent quarante et cent quatre-vingts épisodes d’une quarantaine de minutes, et durant six à neuf mois. A chaque horaire son ambiance, selon un modèle immuable depuis 1968 : la novela de 18 heures aborde un thème léger ; celle de 19 heures est souvent comique ; les questions sociales et les drames sont réservés à celle de 21 heures, l’horaire « noble ». Quant à la narration, elle reprend souvent les recettes typiques du mélodrame, tournant autour de la question de la famille, de l’identité et de la vengeance.

Produire une novela coûte cher : autour de 200 000 dollars par épisode, selon les estimations de Vassallo de Lopes. « Une forte tendance de ces dernières années est le remake des grands succès du passé », explique Nilson Xavier, auteur d’Almanaque de telenovela brasileira (Panda Books, 2007). « Un choix imbécile » aux yeux de Gilberto Braga, l’un des auteurs les plus courtisés de Globo. Pour lui, « il n’existe pas de recette ».

Une fois sa proposition adoptée, l’auteur s’entoure d’une poignée d’assistants, qui écriront une partie des dialogues et des scènes à un rythme forcené. Quelque trente épisodes sont tournés avant le lancement. Dès les premiers jours de la diffusion, la réaction du public est soigneusement auscultée, que ce soit à travers des enquêtes ou sur les réseaux sociaux. « La novela est une œuvre ouverte, explique M. Flávio Rocha, l’un des directeurs de Globo. Un couple peut paraître peu convaincant aux yeux du public et disparaître, alors qu’un personnage qui était secondaire peut devenir central s’il rencontre davantage de succès. L’auteur s’adapte. »

Le discours sur l’« œuvre ouverte » est un mythe cultivé par Globo. Car, avant de laisser divaguer leur imagination, les auteurs sont priés de penser aux coûts de production : idéalement, les scènes qui auront lieu dans un salon doivent être écrites à l’avance, pour être tournées dans la foulée, avant la destruction du décor et son remplacement par un autre dans le studio. Les acteurs enchaînent ainsi au cours du même après-midi le tournage de scènes des épisodes 8, 22, 24 et 42. Seuls ceux qui ont l’habitude de ce type de tournage parviennent à se retrouver dans l’intrigue.

Travailler avec une star est un casse-tête pour l’auteur : certains acteurs font stipuler dans leur contrat qu’ils ne vont au Projac que le mardi et le jeudi, ou exigent une fortune pour bousculer leur emploi du temps. Ils veulent également concentrer leurs scènes dans la même journée. « C’est pour cette raison, par exemple, que les grands personnages ne divorcent jamais : cela pourrait les contraindre à sortir de leur maison, qui constitue leur décor principal, et à tourner dans une multitude d’autres », s’amuse un auteur sous couvert d’anonymat. L’écriture doit être simple, suffisamment répétitive pour que le spectateur puisse renouer avec le cours de l’histoire après avoir raté certains épisodes. Mais les personnages n’en sont pas moins complexes, et la narration — qui renvoie souvent à un riche patrimoine littéraire — assez élaborée pour hanter la société des années après la diffusion.

Il faut de surcroît toucher toutes les classes sociales : « C’est l’impératif de la novela, comme celui du journal télévisé de Globo. Et pourtant, écrire pour tous est en apparence un contre-sens. Rares sont ceux qui y parviennent », souligne Bosco Brasil. Etre auteur de novela n’est pas donné à tout le monde : « Entre 1989 et 2004, vingt-cinq novelas ont été diffusées à l’horaire noble, et elles étaient signées par seulement six auteurs, en alternance », confirme Souza Romano. Le salaire des membres de ce petit club dépasse souvent les 100 000 euros par mois.

Une fortune pour les uns, mais une somme négligeable au regard de ce que rapporte ce produit artistique et commercial. On estime qu’une publicité de trente secondes durant la novela de l’horaire noble coûte autour de 350 000 reals (environ 115 000 euros). Et pour le dernier acte d’« Avenida Brasil », le prix a doublé. Ce soir-là, l’épisode durait soixante-dix minutes, près de deux heures avec la publicité. Entre les spots régionaux et nationaux, cinq cents espaces ont été vendus.

Le miroir de la modernité fonctionne d’autant mieux qu’il intègre un discours pédagogique sur les grandes causes endossées par la chaîne. Des études de la Banque interaméricaine de développement (BID) estiment que les novelas ont joué un rôle dans la forte réduction du nombre de naissances — le taux de fertilité a chuté de 60 % depuis les années 1970 — et dans le quintuplement des divorces (3). La leucémie de Camila, personnage de « Liens de famille », diffusée en 2000, a provoqué une explosion des dons d’organes. « Certaines novelas ont également beaucoup aidé à l’acceptation de l’homosexualité », ajoute Silvio de Abreu, rappelant que Globo dispose d’un département chargé de suggérer des thèmes de société.

Souvent politiquement correcte, l’évocation des débats de société constitue une marque de la novela brésilienne. Pour Globo, pièce centrale des Organisations Globo, le premier conglomérat médiatique d’Amérique latine, contrôlé par la seule famille Marinho, « c’est aussi une façon de se donner une bonne image, celle d’une chaîne privée préoccupée par une mission de service public », estime Souza Romano. De son côté, Alencar veut croire que l’ancienne devise de Globo, « A gente se vê por aqui » (« Ici, on retrouve sa propre vie »), et l’actuelle, « A gente se liga em você » (« Nous sommes branchés sur vous »), « ne sont pas seulement des slogans publicitaires : elles démontrent l’intense relation d’identification du public et l’intérêt de la chaîne pour les grands thèmes nationaux ».

Maintenir cette relation n’est pas simple. D’une part parce que si Globo reste la reine incontestée de la novela — les autres chaînes se bornant à copier son modèle de production sans se donner les moyens de le mettre en œuvre —, elle souffre de la concurrence d’Internet et du désintérêt d’une partie de la jeunesse. Jusqu’aux années 1970, les scores moyens d’audience des novelas dépassaient souvent 60 %. Aujourd’hui, capter l’intérêt de 40 % des foyers représente une réussite. En 2012, l’audience totale de Globo a atteint le niveau le plus bas de l’histoire, avec une chute de 10 % — qui a certes frappé toutes les chaînes. « Le problème, c’est qu’on regarde la novela sur son ordinateur, sur son téléphone, et nous ne disposons encore d’aucun instrument de mesure pour ces supports », plaide Alencar.

De fait, contre toute attente, la chute de l’audience n’a pas impliqué de réduction des bénéfices : les novelas rapportent plus que jamais. Dans les agences de publicité, on reconnaît que c’est en partie le résultat d’une certaine inertie. Comme pour la presse écrite, il est plus simple de pousser les annonceurs à concentrer leur budget sur quelques titres, sans prendre en compte leur impact moindre. Et cette illusion est alimentée par le fait que la novela a contaminé tous les espaces : des dizaines de revues lui sont consacrées, les réseaux sociaux entretiennent le suspense, sans parler des spécialistes en tout genre invités à parler du phénomène dans d’autres émissions de la chaîne, mais aussi dans les colonnes du journal O Globo, ainsi que sur les radios et les autres chaînes liées au groupe — une synergie encore peu étudiée dans les universités. « On parle et on entend parler de plus en plus de la novela, sans nécessairement la voir », constate Brasil.

D’autant que la société brésilienne a profondément changé au cours des dix dernières années, avec la sortie de la pauvreté de près de cinquante millions de personnes, arrivées sur le marché de la consommation de masse, et une réduction sensible des inégalités. « Ce sont des foyers dont le pouvoir d’achat a considérablement augmenté. Il devient donc plus intéressant d’investir en publicité », pointe Alencar.

Des héroïnes femmes de ménage

C’est d’ailleurs l’une des raisons de l’énorme succès d’« Avenida Brasil », qui doit son nom à la voie rapide reliant les quartiers périphériques du nord à la zone sud de Rio de Janeiro, riche et touristique. Ce qui a été décisif n’est pas tant l’intrigue — une jeune femme élevée sur une décharge municipale entend se venger d’avoir été abandonnée par sa belle-mère devenue riche — que l’apparition d’un nouveau type de protagoniste. Les traditionnelles scènes sur les plages d’Ipanema ou de Copacabana, les quartiers les plus huppés de Rio, ont été remplacées par une plongée dans un quartier fictif, le Divino, typique de la petite classe moyenne de la zone nord de la ville. Ce n’est pas la première fois que les pauvres sont représentés ; mais, généralement, leur seul rêve, qui se réalisait lors du happy end, était d’accéder au Rio riche et distingué. Pas dans « Avenida Brasil » : Jorge Tufão, le héros, devenu millionnaire grâce au football, reste dans le quartier de son enfance. On y parle haut et fort, et on ne sait pas utiliser ses couverts correctement, mais il s’y plaît. Enorme succès auprès de ce que le gouvernement s’emploie à décrire comme une « classe moyenne émergente » (en réalité davantage une « frange pauvre » de la population active), qui se voit pour la première fois représentée, comme auprès des plus riches, qui ont ainsi accès à un monde inconnu.

Ce cocktail de fierté chez les uns et de curiosité chez les autres explique également le retentissement de « Pleines de charmes » (2012), dont les héroïnes sont trois femmes de ménage : du jamais-vu. « Jusqu’alors, c’était un personnage secondaire, et souvent caricatural : la femme de ménage qui se mêle de tout dans la vie de sa patronne, sans existence propre », explique Xavier. Entre la hausse du salaire minimum, passé de 70 à 240 euros entre 2002 et 2013, et l’augmentation du niveau d’éducation — la proportion de jeunes âgés de 19 ans ayant été scolarisés pendant au moins onze ans est passée de 25,7 % en 2001 à 45 % en 2011 —, le rapport de forces a commencé à changer dans la société, poussant les auteurs, Filipe Miguez et Izabel de Oliveira, à imaginer ce scénario. « Auparavant, la femme de ménage n’apparaissait qu’à travers sa fonction. Nous avons décidé de la suivre dans sa vie, dans sa maison, dans la rue, dans ses rêves », raconte Miguez. Là encore, la performance est d’avoir réussi à ne pas braquer les plus riches, aux idées fort peu progressistes, comme l’a constaté l’auteur : « Nous avons fait un sondage qui posait des questions du type : “Est-il approprié qu’une domestique monte dans le même ascenseur que vous ?”, et la majorité a répondu non. »

Alors que, dans les bureaux du Projac, ils sont nombreux à plancher sur les transformations économiques et technologiques qui bouleversent le pays, de Abreu se veut philosophe : « Qu’on la regarde sur Internet ou sur un téléphone, pour moi, cela ne changera rien : je devrai toujours me lever tôt et écrire jusqu’à minuit, pour produire un chapitre par jour. »



Lamia Oualalou

Journaliste, Rio de Janeiro.

quinta-feira, 20 de fevereiro de 2014

Edital 2014



Já saiu o edital para o IRBr! As inscrições se iniciam amanhã.
Link: http://www.cespe.unb.br/concursos/irbr_14_diplomacia/

O programa de Geografia se manteve...

Abraços,
W.

domingo, 16 de fevereiro de 2014

Planilha de Gastos do Programa de Ação Afirmativa e experiência como bolsista




Olá
Tenho ao longo desses anos recebido muitos e-mails sobre como elaborar a Planilha de Gastos para o auxílio à pesquisa fornecido pelo CNPq e pelo IRBr aos afrodescendentes (acho esse termo péssimo!) e sobre minha experiência como bolsista.
O post com o mesmo título, de 2010, acho, é o mais visitado do blog...

Não há qualquer segredo ou fórmula secreta para elaborar essa planilha de gastos... Não tenho acompanhado o Programa desde que comecei os estudos de Pós-graduação na USP.

Apenas descreva quanto vai gastar com o que...
Curso preparatório, idiomas, aulas particulares.. Uma linha para cada um desses gastos e uma coluna para cada mês de vigência da bolsa...

Gostaria de saber se o valor foi corrigido... Com a diferença de que agora você estará sujeito a pagar imposto de importação pelos livros que não encontra no Brasil ou pelos quais não quer pagar a fortuna que as grandes redes cobram...

Em relação à Geografia, boa parte da bibliografia vinculada à Política Internacional é importada. Os bons atlas, como os da Dorling Kindersley ou da Oxford tem de obrigatoriamente ser importados. Importe diretamente, que costuma sair mais barato.

Lembre-se de pagar também por serviços que impactem positivamente seu currículo. Fui bolsista por três anos, e ao fim desse período não havia passado no concurso e minha vida, sofrido um congelamento temporal... Por isso fui fazer Mestrado e Doutorado. Com o dinheiro da bolsa, paguei um curso em Israel, uma experiência maravilhosa. Melhorei o Inglês, convivi com pessoas do mundo inteiro, aprendi sobre o tema do curso, em Inglês. (Minha avó faleceu no período, o que permitiu que pagasse as demais despesas com a viagem...) Não se iludam tampouco com cursos de idiomas. Se tiverem onde ficar (tive onde ficar em Tel Aviv e em Paris), aproveitem para aprenderem in locu, isso nunca será possibilitado por um curso aqui no Brasil. E pelo preço que cobram, você terá como estudar fora. Usem a bolsa para passar no certame, mas de modo que aquilo que fizer contribua para sua própria carreira, caso não passe.

Abraços,
W.

The Renaissance of Western Politics: The 'Good-enough' Leader, Relational Economics and an Empathic Foreign Policy



Pesquisando para a minha tese encontrei este artigo que achei interessante. Quando for diplomata, quero trabalhar a relação entre Psicologia e Política, com a Geografia, claro.
Nesse artigo, o autor utiliza certamente o Winnicott, o mesmo psicanalista que utilizo.

Endereço original: http://www.tikkun.org/article.php/jul_09_samuels.

Tikkun Magazine, July/August 2009

by Andrew Samuels


I. Hope And Disappointment In Politics -- Personal Memoir

In 1996, just before the presidential election of that year, I spoke at a conference on psyche and politics in San Francisco. I flew back to Britain to attend the Labour Party Convention. There I heard Tony Blair, for whom I was a consultant at the time, tell the party that Britain was a "young country" with everything to look forward to. After we won in 1997, there was going to be an ethical foreign policy, a revitalized concern for citizens from the cradle to the grave, and the harnessing of the best elements from the market economy, as well as from social democracy. Hope was everywhere.

I dared to believe in it. I was ecstatic when my proposal for a series of public apologies was accepted, and I was naively dismayed when the media mocked Blair's public apology for the Irish Potato Famine: "He'll be apologizing for the weather next," they sneered.

Well, we all know how badly it turned out: he had the lowest rating of any postwar prime minister. True hatred and contempt were directed against this man from all quarters of British (and world) society. We had idealized him, but our hopes were dashed as his promise transmuted into corruption, as he climbed into bed with the City of London and Wall Street, and as he embraced betrayal and warmongering. It was a crippling and defining experience for me.

I almost loved him and then I think I really hated him. And I hated myself, too. What I am remembering from my own experience could be a parable. I'll return to the theme of hope and disappointment throughout this article.

Over the past fifteen years, I have built an international practice as a political consultant working with leading politicians, their advisers, political parties, and activist groups in several countries. In particular, I have gravitated to work in the general area of nationalism, national identity, and nation building (in South Africa, Brazil, Poland, and Russia). My writing is grounded in these experiences.

I mistrust realistic people. They have done a lot of damage, telling us not to imagine a utopic move out of the social and political conditions in which we find ourselves. If we cannot imagine such a move, then there can be no personal growth, change, or transformation, no therapy or analysis in fact. All these things depend on a utopic fantasy of a kind.

All too often, though, so-called realists point to the excesses of idealists as evidence of the dangers of dreaming. But this equating of utopic vision with Stalin or Mao is not a detached and wise perspective -- it is a highly political one, making a propaganda point against change and transformation in the polis. From a therapy standpoint, many practitioners now agree that every single client in personal distress has to have or work on a little bit of a utopic social vision. For social conditions to change, clinical practice has to change, and vice versa. And things are changing in the clinic if not, as yet, in the world.

In terms of the engagement of psychoanalysis with the public sphere, the time has come to break some boundaries. It's time to learn how to transit better the divides we have been told exist between clinical office and the street, between spirituality and politics, between "above" and "below," between the inner world and the outer world, between being and doing, between extraversion and introversion, and even between what people still call "feminine" and "masculine" approaches to life. Working these forbidden zones, and doing it in the company of a growing number of people worldwide, shows that it is legitimate and necessary to reframe the relationship of the public and the private, seeking new back passages between the fantasies of the political world and the politics of the fantasy world.

II. Good-Enough Leadership

I want now to look at one specific, contemporary, political disease: the problem of hierarchical, heroic leadership. Political theory and practice assume there are two main approaches to leadership: one is heroic and hierarchical, and the other is collaborative.

The hierarchical and heroic leadership is based on male authority (think Meir, think Thatcher, think Indira Gandhi) and assumes there is but one objectively true social story. In this model, there are good leaders and there are bad leaders, and we all have our lists of them. This kind of leader is our problem.

The second approach is much more collaborative and non-hierarchical, involving a kind of sibling model of leadership. But although appealing and sometimes usable in community projects, sibling leadership is just too demanding on citizens to be in operation all the time. People duck or dive for cover; they don't necessarily mean to become bystanders, but they don't see any other way to manage the burden of being collaborative leaders.

For many years, I've been advocating a third kind of leader -- the good-enough leader. It's an idea taken from therapists' ideas about the family. The great pediatrician and psychoanalyst Donald Winnicott said parents and babies have to find a middle way between the baby's idealization and denigration of the parent. A baby naturally tends to idealize her parent, but when things go in a less-than-perfect way (as they surely will), that idealization flips over into denigration.

Sound familiar? An initial idealization, then a failure to deliver things perfectly, then denigration? It's meant to sound familiar. The media depends on it. Because this is how we respond to leaders, first by passively following the idealized leader, then by seeking out feet of clay. What can we do about the pattern?

We must try to change how we position success and failure. I know the word "failure" hurts people's feelings because it is so in-your-face. Failure means falling short, being imperfect, fallible, only passable, fucking up. Yet maybe what we need nowadays are "can't do" politicians, self-admittedly impotent politicians -- the financial crisis shows us they are that, anyway, doesn't it?

Maybe being only and always in control isn't always valuable. Winnicott said, "The parent fails the baby but in the baby's own way." I'd add that failure by a leader paves the way for greater contributions and more autonomy on the part of citizens. The leader fails the citizens but in the citizens' own way.

Bob Dylan nibbled away at the success-failure binary when he sang "There's no success like failure and failure's no success at all." And in July 2008, Bill Clinton spoke of the inevitability of failure in politics. I believe it was the first time he'd ever done that. When Harold Macmillan, the British prime minister, was asked by a journalist in 1963 what had brought him down, he replied, "Events, dear boy, events."

The Sufi poet Rumi wrote that "failure is the key to the kingdom." Good-enoughness always involves failure. The key thing is how to manage failure, even to see failure as an art -- Samuel Beckett wrote that we have to "fail better." Disappointment is difficult, for sure, but it, too, has to be managed.

So the good-enough leader can accept the likelihood of failure, in a post-heroic take on leadership. But there's a head-heart problem here. Truly, we are caught up in a cultural complex as defined by San Francisco Jungian analysts Tom Singer and Sam Kimbles. In our heads, we often know that the old-style leaders are dangerous, but in our hearts and guts we feel we need the fatherly protection they offer. In our souls, we are in love with the heroic leader whose Führer-eroticism turns us on. In our heads, we agree with Brecht's Galileo, whom Bill Bradley used to quote many years ago: "Unhappy is the land that has need of heroes."

Could we become more aware of our abusive love affair with heroic leaders?

So far so good (enough). But what happens to our good-enough leaders when things get violent? This is where good-enough leadership appears to hit a rock. Where does good-enough leadership leave us with respect to violent action? This question will not go away whether we are talking about legitimate war, illegitimate war, state terror and violently repressive action, or suicide bombing and the cult of the martyr.

Don't we need straight and traditional masculine virtues then? In a time of "terror" and war without end, aren't the conservatives right? Don't we need paternal security and a national father's protection? The hell with nurture! Let's see about that, as I turn now to some discussion of fathers. As stated, I'm preparing the ground for suggestions about new ways to think, imagine, and manage conflict.

I see psychoanalysis as being on the verge of constructing and creating a positive account of the father that does not stupidly build him up to an unrealistic degree. An account that makes it much more difficult for our old-style political leaders to masquerade as the only kind of fathers-of-the-nation that there could be. An account that does not dwell on the malevolent power of the father's body but on its affirming physical warmth, a warmth as much aggressive as erotic. Not on his holding the mother who holds the children but on his holding of the children himself. The stay-at-home weekend father. The sensitive and affirming father, the playful father, the wounded and unhappy father, not the punitive, stern, self-contained father. Not the commander-in-chief father. We need a story of the father in which emotional security is as important as physical security. That would be a useful beginning to an equally new and analogous story about political leadership.

If we change what we think about fathers, alter what we expect of them, engage with these questions -- then perhaps what we think about leaders, what we expect of them, can change as well.

But there'll still be this nagging doubt. What if there's real, actual political conflict and violence, war, terror? Won't we need the martial values then? Didn't Winston Churchill say "courage is the virtue that guarantees all the others"?

I can't resist complicating this a bit, challenging my own thesis, so to speak, and doing it by introducing something that some liberals might find a bit difficult. From the perspective of the political psyche, I think we need to seriously re-value the presence of aggression in the pursuit of social justice. My long study of South African politics suggests that without the forceful military contributions of Umkhonto we Sizwe (Spear of the Nation, the military wing of the African National Congress), the South African Communist Party, and the mainly Black Cuban troops in Angola, we'd not have seen the new South Africa: no Mandela, no Truth and Reconciliation Commission, no books on restorative justice. And, to complicate it even more, all of these were financed and supported by the Soviet Union.

III. It's The Psychology Stupid! From Economic Sadism To Relational Economics

The economic psyche is in the midst of a huge shift in values and in collective consciousness -- a profound, complex, nearly unbearable, perhaps doomed to fail psychological shift in our philosophies of life with powerful implications for world and soul alike. Notions of sustainability and fairness to families sit alongside passionate concerns that the aesthetic and emotional value of economic activity be part of an insistence on its spiritual probity. Yet amid these very shifts, we still see dramatic and unmistakable evidence of retrogressive tendencies. The growth of inequality in countries such as the United States and Britain in the past thirty years has been repeatedly charted, and it is not going to get better any time soon. The best way to get rich is to have rich parents and live in a rich country. Basta, genug, enough said.

Thinking about inequality for a moment, it is clear that a relationship exists between class and the individual's inner world. Many people have achieved a higher socioeconomic status than their parents. And yet, in their inner worlds, encountered in therapy, in dreams perhaps, the social class they grew up in is still the social class they are inhabiting in terms of psychic reality and narrative truth. My first ever banker client dreamed of his father's coal mine all the time. The (male) solidarity of the miners -- for example, when there was a disaster underground -- struck him as different from the atmosphere and ethos of a large Wall Street investment bank. We did, of course, play a little with what we were "mining" in the analysis, but the main thrust of our dialogue about these dreams was in terms of a thorough, many-layered, compassionate and healing comparison of his entire situation with that of his father's. Not competition with the father. There's more to intergenerational male relating than Oedipus, and the work with this guy reminded me of that.

Like everyone, I have my own passionate views about all aspects of economics, ranging from doubts about the viability and fairness of the principle of wealth inheritance, to questioning usury, the practice of charging interest, to the perception that market economics works a bit like victor's justice -- if you're making it, you're liking it. If you're in rural Africa or much of America today, you probably aren't liking it very much.

Differing economic systems reflect different ideas about human nature: altruism versus self-interest; cooperation versus the survival of the fittest. But responses to the financial crisis made me realize that we do not have much of a handle on how people really experience economic life in their psyches. In the economic psyche, images of wealth, poverty, and money have become numinous. We are captivated whether we want to be or not.

As a thought experiment, I've been trying to imagine a society in which all income is earned income or stems from pensions and social security. There is little or no private ownership of capital. Estate taxes are very high. Inequalities of wealth are consensually regulated. Markets are tempered by collective commitment to collective well-being. When I first wrote this fantasy down, I noted in the margin: not such a madly utopic utopia, really. Please join me in imagining such an economy.

IV. Economics in Our Inner Worlds

What I'd like to do now is take you on a psychoanalytic exploration of how the inner world works when it comes to economics. The journey is personal and experiential. I ask you respectfully and sincerely to conjure up stuff from your own personal past history and present situation in order to engage with the questions I am asking. The present-day dynamics of the economic psyche are heavily inflected by money memories from the past.

I first wrote the following questions to share with a group of clinical therapists. I believe they can be directly and responsibly used in an expanded version of good analytical practice. The general public can also benefit from reflecting on these questions:

What are your memories of how money was handled in your childhood? Are these good or bad memories?

Did it matter what sex a person was when it came to money in your family? Were men, for instance, supposed to know and care more? Women to be grateful? Or vice versa?

How did money move around within your family? Who controlled budgets? Was this control disputed at all?

Could money be talked about openly in your home?

Have you done "better" than your parents? If so, have there been any emotional problems over that? Your problems, or theirs, or both? If you have not done "better," how do you feel about it?

How do you think you are doing in terms of handling money issues in your current relationship or family? Rate yourself on a scale of 1-10, where 1 is very bad and 10 is very good.

When you fantasize about having a lot of money, what are you doing with it? If you've never had such fantasies, try it right now!

Some answers to this last question about fantasizing having a lot of money are benevolent, and maybe 10 percent of those are true! What interests me is eliciting economic sadism. This is where I think we may find the deal-breaker, bar, delimiter, or stopper on our present-day progressive, altruistic, benevolent, and idealistic economic aspirations. Most people have pretty nasty fantasies in the money zone: fantasies of getting rid of rivals, attaining superiority, and eliminating awkward otherness whenever it is encountered. In analysis, some but surely not all of this may emerge in the transference. But perhaps there is an ineluctable cruelty attached to money, and this may be one area where tragic vision is all we can muster. Humans love their inequalities, and that is that. On the other hand, with economic sadism brought to consciousness, economic benevolence (a term introduced in this context by Adam Smith, referring to a tendency that the polls tell us still sputters altruistically below the surface in Western polities) may flower in the form of electoral support for fiscal and other programs to reduce economic inequality.

Reflecting on our economic sadism, I think many of us are more complicit in the Great Crash of 2008 than we can bear to admit. At workshops on the economic psyche, I ask participants to fantasize about the most shameful, sadistic, controlling, horrible thing they would do if they had a very large sum of money at their disposal -- trillions of dollars. A professor of philosophy at one workshop in Pittsburgh said, "Well, if I had unlimited funds, I'd buy thousands of acres of skiing land at Aspen and fence it off so no-one could use it." I did not think this was very sadistic, to say the least. Then he blurted out: "And I'd hire the U.S. Marine Corps to machine-gun anyone who came near." He burst into tears and told us about his tycoon father and the relationship they had, and other personal information.

Shameful economic fantasy tells us how even people of progressive views may be deeply invested in a system of economic injustice. If we want to change this system, we need to recognize what we are up against. It's about owning our own bit of the system, a piece of shadow from which we can all too glibly detach ourselves. The lesson is that economic sadism is not something we can escape just because we want to leap out of the pit.

The sooner we admit our economic crimes to others -- to other peoples, creeds, genders, and species -- the better and lighter the human future will be. The more that even the middle classes deny their economic sadism, the greater will be "the horrors and the vengeances of time that wait silently in the wings of the bloody dramas of our future" (in Ben Okri's words). Economic sadism is not just the hubris of the bankers, it's our hubris, too. Not being Odysseus, most of us got seduced by the Circe of easy personal debt. How many credit cards are there in our purses and wallets? As the Baal Shem Tov put it: "Sinners are mirrors. When we see faults in them, we must realize they only reflect evil in us."

I composed the next part of this piece in an attempt to discover some deeper and even more beautiful aspects of economic activity. Reviewing my words one lovely spring morning, I found what you have just read to be a bit too downbeat, too tragic, even sentimentally so. It conformed to the expectation that a psychoanalyst must have a tragic vision. You see, I can't see how something as ubiquitous and universal as economic activity can only be bad! It'd be like saying sex is bad! Perhaps it is time to set psychoanalysis aside for a moment.

Let me begin with a brief excursion into Islamic conceptions of and rules for economic activity. Not for the first time, I have found utility and inspiration in what Muslim writers have to say about pressing issues for us in the West. I have previously written about the idea of Ta'aruf, the Qur'anic idea that conflict between groups of people, nations, and even the sexes was created by Allah so that people could get to know one another better. Ta'aruf means "that you shall come to know one another." I found that many psychoanalytic theories about aggression parallel this idea of Ta'aruf.

Similarly, in terms of the economy, there is increased discussion these days of what is involved in Sharia -- compliant banking in which the earning of interest is forbidden (Sharia means stemming from the Qur'an and its secondary literatures). Central to Islamic finance is the idea that money itself has no intrinsic value. As a matter of faith, a Muslim cannot lend money to (or receive money from) someone and expect to benefit: interest (known as riba) is not allowed. To make money from money is forbidden -- wealth can only be generated through legitimate trade and investment in assets. Money must be used in a productive way. Islamic finance is principally based on trading -- it is essential that risk be involved in any trading activity. Any gains relating to the trading are shared between the person providing the capital and the person providing the expertise.

We may not want to wholly embrace this moral repudiation of money by Islam. For there is also something to recuperate in Western conceptions of money. (This is something I have been saying in work I'm doing for Britain's Financial Services Authority -- it's a bit like a combination of the SEC and the Federal Reserve Board.)

The etymology of the English word "money" is that it stems from the Latin moneta, which was also the name the Romans used for Mnemosyne, the personification of memory and the mother of the Muses. The deeper root is mens, which means conscience, reason, and rationality. Money as suggesting conscience, reason, rationality? How amazing. Something certainly has got lost concerning money in the West, and not only in translation!

V. Getting Out of the American Box

Now for the final segment. We need to denationalize the psyche and stop the pattern in which individuals are educated to think like states. We need to re-image ourselves, not as citizens of one country or citizens of the world (which is such a cliché), but more as nomads, bums, traveling folk, itinerants, people of no fixed abode, homeless drifters.

Why? To see if we can get outside of our national box or worldview, to go beyond what is best for Americans or Brits, getting out of our places to put ourselves in the places of others.

Seeing ourselves as homeless is part of a quest for a more empathic connection with other countries and groups. This could actually be economically effective, a sort of win-win approach to international relations. It is part of a truly ethical approach to foreign policy in which, following Levinas, we love the other "because he is yourself." It's Rozensweig's "speaking-listening." It's an adaptation of Martin Buber's "we-we" relating.

On occasion, I've asked American audiences to imagine a world that did not have America in it, so that taking an American viewpoint becomes much more difficult. Then I've asked them to think of something like September 11.

How hard it has been to see that people outside the United States did not all automatically agree that something had to be done by the UN if not by the United States itself. How maddening and infuriating it must have been for many Americans, maybe the majority, to find that some people with other national backgrounds didn't respond to the towers tumbling down in an American way. Did it increase the pressure for the war on terror? Remove the chance of a more imaginative and far-seeing response?

If you can get out of the American box with respect to September 11, then it is surely possible with respect to many other less terrible, though no less important, issues and images. Outside the American box, ask yourself about the possibility of not responding or retaliating militarily to September 11. Is it possible to do nothing?

When Brazil's President Lula stated on March 26, 2009, that the economic crash was the responsibility of white men with blue eyes, and that black people were the victims, many of us were shocked. Having worked for Lula, I knew exactly what he was getting at in terms of domestic political consumption, so I feel free to claim his remark as inspiration for our attempt to leave the American or Western box.

Whiteness it was that developed the mind-body split, global warming, unsustainable economics, nuclear technology, and free-market economics. Whiteness got the bonus. Whiteness it is that can contemplate brown and black people dying as if they mattered less than white people -- they get killed these days in a kind of video arcade by unpiloted drones steered from underground chambers thousands of miles away back home in the States. For sure, race and ethnicity play out in myriad ways according to history and cultural context. But we have to contend with this constant whiteness, American whiteness, Western whiteness -- the box we are in. We have allowed these whitenesses to become essentialized, universalized, removed from history.

Psychoanalysts understand how clients struggle to stop thinking like their parents. In our political work and in our professional gatherings, we psychoanalysts have to try to stop thinking like a nation or like a state. In order to claim the freedom to stop thinking like the state, we have to make sacrifices -- a sacrifice of identity, security, and having one's feet on the ground in a place called home. It's time to leave home, to get outside the box, to press for a relational economics, to help the leader become good enough, to fight for an empathic foreign policy devoted to standing in the shoes of the other. To do this, we have to make some sacrifices: sacrifices in which we act to lose home, suspend identity, and refuse the offer of security. We make these sacrifices in the yearning hope of finding home, identity, and security once again.

I'll conclude on the theme of sacrifice, with climate change and sustainable and just economics very much in my mind. Sacrifice is a widespread psychological and historical theme. Sacrifice lies at the heart of the Abrahamic religions (the aborted sacrifice of Isaac) but is much, much older as a propitiation of the gods. Asceticism has a long cultural history, as does martyrdom, including that of suicide bombers.

In Jungian psychology, we think of the sacrifice of the ego for the flowering of the wider personality in individuation. In art and religion, we contemplate the sacrifice of autonomy and control to something experienced as "other," whether inside or outside the self.

What if we don't make those sacrifices? I answer indirectly by turning to the First World War poet Wilfred Owen and a few lines from his great poem "The Parable of the Old Man and the Young." This offers a completely different ending to the story of Abraham and Isaac that we all -- Muslims, Jews, Christians, those of other faiths, or those of none -- could take as a profound warning of a terrible future. We pick up the narrative at the point when the Angel of the Lord appears:

Lo! an Angel called him out of heaven

Saying, Lay not thy hand upon the lad,
Neither do anything to him, thy son.
Behold! Caught in a thicket by its horns,
A Ram. Offer the Ram of Pride instead.

But the old man would not so, but slew his son,
And half the seed of Europe, one by one.



Andrew Samuels -- a psychotherapist, university professor, political consultant, and activist from London -- is the founder of Jews for Justice for Palestinians and of Psychotherapists and Counselors for Social Responsibility, and author of Politics on the Couch.

sábado, 15 de fevereiro de 2014

The Economist's country of the year - 2013




Resilient Ireland, booming South Sudan, tumultuous Turkey: our country of the year is...


HUMAN life isn't all bad, but it sometimes feels that way. Good news is no news: the headlines mostly tell of strife and bail-outs, failure and folly.


Yet, like every year, 2013 has witnessed glory as well as calamity. When the time comes for year-end accountings, both the accomplishments and the cock-ups tend to be judged the offspring of lone egomaniacs or saints, rather than the joint efforts that characterise most human endeavour. To redress the balance from the individual to the collective, and from gloom to cheer, The Economist has decided, for the first time, to nominate a country of the year.


But how to choose it? Readers might expect our materialistic outlook to point us to simple measures of economic performance, but they can be misleading. Focusing on GDP growth would lead us to opt for South Sudan, which will probably notch up a stonking 30% increase in 2013--more the consequence of a 55% drop the previous year, caused by the closure of its only oil pipeline as a result of its divorce from Sudan, than a reason for optimism about a troubled land. Or we might choose a nation that has endured economic trials and lived to tell the tale. Ireland has come through its bail-out and cuts with exemplary fortitude and calm; Estonia has the lowest level of debt in the European Union. But we worry that this econometric method would confirm the worst caricatures of us as flint-hearted number-crunchers; and not every triumph shows up in a country's balance of payments.


Another problem is whether to evaluate governments or their people. In some cases their merits are inversely proportional: consider Ukraine, with its thuggish president, Viktor Yanukovych, and its plucky citizens, freezing for democracy in the streets of Kiev, even though nine years ago they went to the trouble of having a revolution to keep the same man out of office. Or remember Turkey, where tens of thousands protested against the creeping autocracy and Islamism of Recep Tayyip Erdogan, the prime minister-cum-sultan. Alas, neither movement has yet been all that successful.


Definitional questions creep in, too. One possible candidate, Somaliland, has kept both piracy and Islamic extremism at bay, yet on most reckonings it is not a country at all, rather a renegade province of Somalia--which has struggled to contain either. As well as countries yet to be, we might celebrate one that could soon disintegrate: the United Kingdom, which hasn't fared too badly, all things considered, since coming into being in 1707, but could fracture in 2014 should the Scots be foolhardy enough to vote for secession.


And the winner is


When other publications conduct this sort of exercise, but for individuals, they generally reward impact rather than virtue. Thus they end up nominating the likes of Vladimir Putin, Ayatollah Khomeini or, in 1938, Adolf Hitler. Adapting that realpolitikal rationale, we might choose Bashar Assad's Syria, from which millions of benighted refugees have now been scattered to freezing camps across the Levant. If we were swayed by influence per head of population, we might plump for the Senkaku (or Diaoyu) islands, the clutch of barren rocks in the East China Sea that have periodically threatened to incite a third world war--though that might imply their independence, leading both China and Japan to invade us. Alternatively, applying the Hippocratic principle to statecraft, we might suggest a country from which no reports of harm or excitement have emanated. Kiribati seems to have had a quiet year.


But the accomplishments that most deserve commendation, we think, are path-breaking reforms that do not merely improve a single nation but, if emulated, might benefit the world. Gay marriage is one such border-crossing policy, which has increased the global sum of human happiness at no financial cost. Several countries have implemented it in 2013--including Uruguay, which also, uniquely, passed a law to legalise and regulate the production, sale and consumption of cannabis. This is a change so obviously sensible, squeezing out the crooks and allowing the authorities to concentrate on graver crimes, that no other country has made it. If others followed suit, and other narcotics were included, the damage such drugs wreak on the world would be drastically reduced.


Better yet, the man at the top, President Jose Mujica, is admirably self-effacing. With unusual frankness for a politician, he referred to the new law as an experiment. He lives in a humble cottage, drives himself to work in a Volkswagen Beetle and flies economy class. Modest yet bold, liberal and fun-loving, Uruguay is our country of the year.


Felicitaciones!


Source Citation (MLA 7th Edition)

"Earth's got talent; The Economist's country of the year." The Economist 21 Dec. 2013: 20(US). Academic OneFile. Web. 15 Feb. 2014.

Document URL
http%3A%2F%2Fgo.galegroup.com%2Fps%2Fi.do%3Fid%3DGALE%257CA353292164%26v%3D2.1%26u%3Dcapes58%26it%3Dr%26p%3DAONE%26sw%3Dw%26asid%3D62ebb9588f9187ea93ef4d71f728fa29

Gale Document Number: GALE|A353292164

quinta-feira, 30 de janeiro de 2014

Exercícios modelo CESPE-UNB - Formação territorial do Brasil



Mais exercícios!
Abraços,
W.


1. ( ) entre 1500 e 1530 começa a ocupação do território brasileiro pelos portugueses
2. ( ) a principal atividade econômica na América Portuguesa entre 1500 e 1530 é o tráfico de indígenas
3. ( ) a extração do pau-brasil era realizada ao longo da costa brasileira, já que essa espécie é comum no litoral desde o atual Maranhão até o atual Paraná
4. ( ) a morte dos indígenas começa desde o primeiro contato com os portugueses, já que os indígenas não apresentavam anticorpos nem mesmo para doenças banais como a gripe, muito menos para as temidas varíola e peste bubônica
5. ( ) entre 1530 e 1580, sob a vigência do Tratado de Tordesilhas, começam as primeiras expedições ao interior desde São Paulo, a fim de expandir o território português
6. ( ) a incorporação dos fundos territoriais foi possibilitada pelo estabelecimento de postos avançados nas trilhas dos bandeirantes paulistas
7. ( ) os tipos de bandeirantismo são: de apresamento, de prospecção, de monções e o sertanismo de contrato
8. ( ) as bandeiras de apresamento tinham por objetivo a captura de indígenas uma vez que os bandeirantes não possuíam condições de comprar negros
9. ( ) os colonos nunca desistiram de encontrar metais preciosos e constantemente organizavam bandeiras de prospecção, da qual decorre, por exemplo, a fundação da vila de Cuiabá
10. ( ) o sertanismo de contrato destinava-se ao aniquilamento de tribos indígenas hostis e de quilombos
11. ( ) as bandeiras de monções visavam ao abastecimento de vilas
12. ( ) as bandeiras não tiveram por objetivo a ocupação efetiva do território, apesar de os postos avançados criados por elas servirem na demarcação da América Portuguesa
13. ( ) 1580 é um ano importante para a historiografia brasileira porque marca a União Ibérica, quando Portugal assume o trono espanhol e ambos se tornam um único império
14. ( ) a União Ibérica tornou Tordesilhas sem efeito, tornando legítimo o espraiamento do território luso na América, como no caso da fundação das cidades de São Luís e Belém
15. ( ) é durante a União Ibérica que a América Portuguesa tornar-se-á uma das maiores economias do mundo, devido à produção de açúcar para exportação
16. ( ) um dos elementos fundadores do Brasil é a empresa privada, por meio das capitanias hereditárias, que eram de responsabilidade dos donatários
17. ( ) as terras das cidades eram propriedade da Coroa Portuguesa, o que não estimulava a ascensão das vilas à categoria de cidade
18. ( ) um dos elementos fundadores do Brasil é o trabalho escravo tanto de índios quanto de negros, já que o trabalho, à época da colonização, era visto como algo inferior e degradante
19. ( ) ainda durante a União Ibérica, os holandeses ocuparam o litoral nordestino, em 1630, permanecendo até 1654, causando o empobrecimento dos plantadores de cana
20. ( ) o ‘mito’ das três raças decorre da utilização de negros e índios, juntamente com portugueses, na expulsão dos holandeses
21. ( ) o ‘mito’ bandeirante foi bastante utilizado pela direita paulista na identificação do homem brasileiro, em contraponto a Macunaíma
22. ( ) a importância do Tratado de Madri decorre do princípio do uti possidetis e da naturalização das fronteiras
23. ( ) para a consolidação territorial do Brasil foi necessária a criação de inimigos externos, cujo exemplo mais emblemático é o da Argentina
24. ( ) no caso brasileiro, a definição das fronteiras nacionais foi anterior à integração dessas zonas fronteiriças, cujo correlato é o termo inglês frontier
25. ( ) o primeiro exemplo de fronteira é a ocupação do sertão nordestino, que inicialmente caracterizava-se por oposição a litoral
26. ( ) a região das Minas Gerais foi deflagrada por bandeiras que vinham do sertão nordestino, reestruturando toda a colônia
27. ( ) um dos principais conflitos que conformaram o território do Brasil, por meio de permutas territoriais e até guerras, foi o que envolvia a Colônia do Santíssimo Sacramento
28. ( ) a importância das Minas Gerais no século XVII decorre da protourbanização da América Portuguesa e da alteração do eixo dinâmico colonial, em termos contemporâneos, do Nordeste para o Centro-Sul
29. ( ) no século XVI havia 19 cidades no Brasil, entre elas, Olinda, Rio de Janeiro e Salvador
30. ( ) a primeira cidade brasileira com ares cosmopolitas foi a Recife dos holandeses, durante a ocupação destes no Nordeste brasileiro, cuja extensão foi desde a cidade de Salvador até a cidade de São Luís, incluindo amplas áreas do sertão
31. ( ) a expansão do café no Vale do Paraíba não se configura área de fronteira porque já estava incorporada à economia brasileira
32. ( ) uma das condições para a Proclamação da República foi a Abolição da escravatura, o que significou a perda da sustentação política do Imperador no Rio de Janeiro
33. ( ) tão logo se proclama a República, decreta-se a transferência da capital, processo que somente se consolidará quando São Paulo se tornar em definitivo o centro hegemônico brasileiro, na década de 1960 do século XX
34. ( ) o grande capital fixado no Brasil substituirá o tráfico de escravos pela propriedade fundiária no ano de 1850, quando são editadas as leis de abolição do tráfico e de terras
35. ( ) no fim do século XIX, outras duas áreas de fronteiras que surgiram foram a da borracha, na região amazônica, e a da imigração europeia, no sul do brasileiro
36. ( ) desde a I Guerra Mundial há no Brasil uma base mínima para a indústria de bens de capital
37. ( ) uma das últimas fronteira brasileira é a Amazônia, que, contudo, teve seu uso regulado e controlado pela legislação ambiental, que tem forte caráter conservacionista
38. ( ) no governo Fernando Henrique Cardoso, a consolidação da área de fronteira do Cerrado, no Centro-Oeste brasileiro , foi responsável por inúmeros superávits na balança comercial, consolidando essa área como hinterlândia de Santos e fortalecendo os candidatos tucanos nas eleições presidenciais
39. ( ) independentemente do Nordeste, sem o qual teria vencido as eleições presidenciais, o PT optou por projeto geopolítico distinto – em vez de concentrar o eixo produtivo, escolheu ampliar as bases territoriais de produção econômica, por meio da expansão da infraestrutura no Brasil, como no caso da FIOL, da Transnordestina e da Norte-Sul, a qual ainda propiciará a centralidade de Santos nos próximos anos
40. ( ) outras frentes do governo petista na estruturação da economia brasileira são o Programa de Aceleração do Crescimento e o Territórios da Cidadania

Exercícios modelo CESPE-UNB - Organização do Espaço Mundial

Alguns exercícios para praticar!
Abraços,
W.


1. ( ) a indústria, fenômeno bastante recente na história da humanidade, é toda atividade de transformação
2. ( ) o termo industrialização refere-se à reprodução da lógica industrial às atividades cotidianas do homem, razão pela qual encontramos usos vulgares como indústria do cinema e indústria das multas
3. ( ) nos processos da indústria extrativa, o beneficiamento de minérios constitui etapa de considerável valor agregado
4. ( ) os setores da economia estão divididos em primário, que compreende a agricultura tradicional, por exemplo; secundário, que incorpora agronegócio e construção civil, entre outros; e terciário, que compreende serviços e comércio
5. ( ) a industrialização nos países de capitalismo avançado não favoreceu o processo de urbanização
6. ( ) a urbanização é um fenômeno com as mesmas características tanto em países centrais quanto em países periféricos
7. ( ) a afirmação de Milton Santos de que o terciário dos países subdesenvolvidos é primitivo decorre fundamentalmente da economia destes investir pouco em tecnologia e pesquisa
8. ( ) a principal consequência da transferência de indústrias para países subdesenvolvidos é a ruptura na condição subordinada desses países na divisão internacional do trabalho
9. ( ) outra consequência da transferência de indústrias para países subdesenvolvidos é a permanência da divisão interna do trabalho, já que os locais escolhidos serão aqueles tradicionalmente mais desenvolvidos
10. ( ) a técnica é fundante da Geografia, uma vez que estabelece a apropriação da natureza pelo homem
11. ( ) para Ruy Moreira, cada tempo corresponde a certa forma de espaço, o que permite identificar formas espaciais distintas coexistindo no planeta
12. ( ) campo e cidade são formas espaciais específicas de modos de vida distintos
13. ( ) o primeiro espaço designado por Ruy Moreira é marcado por forte enraizamento territorial, já que o homem vivia das atividades extrativistas, agrícolas e pastoris
14. ( ) o segundo espaço designado por Ruy Moreira é caracterizado pelo excedente agrícola, que a teoria tradicional vincula ao surgimento da cidade
15. ( ) o terceiro e o quarto espaços tais quais elaborados por Ruy Moreira designam o papel que o Estado exerce sobre os agrupamentos humanos, sendo o quarto tempo o do Estado-nação, e o terceiro, o do Estado legitimador da propriedade privada, desde sua origem
16. ( ) o quinto espaço é marcado pela expansão transoceânica dos transportes e pelo intercâmbio de Colombo
17. ( ) o sexto espaço é o da Revolução Industrial, que cria a indústria
18. ( ) o artesanato e a manufatura também podem ser consideradas formas de indústria
19. ( ) a manufatura surgiu entre os séculos XIII e XIV
20. ( ) inicialmente, a manufatura é uma extensão do artesanato, já que esta internaliza nos locais de produção a divisão técnica do trabalho que existia na relação entre os artesãos
21. ( ) a fábrica da I Revolução Industrial baseia-se na máquina a vapor e no carvão, e estará localizada próxima às jazidas desse minério ou aos portos importadores
22. ( ) as ferrovias surgem inicialmente para o reordenamento da fábrica da I Revolução Industrial
23. ( ) a principal mudança decorrente da Revolução Industrial é a intensificação da divisão territorial do trabalho entre campo e cidade, posteriormente transposta ao sistema internacional
24. ( ) as unificações italiana e alemã estão atreladas à industrialização tardia desses países
25. ( ) hidroeletricidade e petróleo serão responsáveis pelo espraiamento da industrialização pelo mundo
26. ( ) as indústrias tradicionais da I Revolução Industrial são a têxtil de algodão e a de processamento do carvão
27. ( ) a indústria motriz da II Revolução Industrial é a automobilística, da qual desenvolver-se-ão as indústrias eletromecânica, metalúrgica e petroquímica
28. ( ) os espaços de Ruy Moreira são estruturados em função da produção capitalista de bens
29. ( ) com o aprofundamento do processo de industrialização, a divisão internacional do trabalho é qualitativamente alterada, já que haverá hierarquização entre áreas industriais do mundo
30. ( ) o oitavo espaço de Ruy Moreira é caracterizado pelo processo de homogeneização cultural decorrente das sociedades de consumo midiáticas que se espalham por todo o planeta
31. ( ) a teoria da localização industrial de Alfred Weber adota como modelo o de concorrência perfeita, contrariando a noção de economias de escala
32. ( ) no modelo de Alfred Weber, o aspecto mais relevante é o custo do transporte da matéria-prima até a fábrica e desta para o consumidor
33. ( ) economia de escala e economia de aglomeração são termos sinônimos
34. ( ) um exemplo de economia de aglomeração é o das indústrias de autopeças situarem-se próximas às montadoras de veículos 35. ( ) economias de escala são representadas pelas vantagens decorrentes da redução dos custos de implantação e operacionalização das plantas industriais, advindas da existência no local de infraestrutura de serviços públicos e privados
36. ( ) os distritos industriais estimulam fundamentalmente as economias de aglomeração
37. ( ) economias de escala são representadas pela redução no custo unitário de um bem decorrente da produção de produtos industriais necessários a outras indústrias próximas
38. ( ) o espaço industrial é considerado universal devido à globalização
39. ( ) por ser descontínuo o espaço industrial, podemos classificar áreas industriais, em relação ao tamanho, em complexo, região ou centro
40. ( ) parte da guerra fiscal entre os Estados brasileiros decorre da mobilidade do espaço industrial
41. ( ) o processo de industrialização decorre da implantação de indústrias em determinados locais
42. ( ) o capitalismo mercantil ou comercial se estende do século XIV ao século XVIII, para Bresser Pereira
43. ( ) o capitalismo liberal ou concorrencial esteve vivo até a Grande Depressão do último quartel do século XIX, momento em que se consolida a II Revolução Industrial
44. ( ) A Grande Depressão, ocorrida entre 1873 e 1896 acirrou a competição não apenas entre empresas mas também entre nações 45. ( ) para os marxistas, a monopolização capitalista é o caminho óbvio desde o desenvolvimento econômico liberal
46. ( ) o cartel é toda e qualquer ação anticoncorrencial combinada entre empresas juridicamente independentes que atuam no mesmo mercado
47. ( ) os tradicionais meios de cartelização da economia são a combinação de preços e o fatiamento do mercado entre as empresas de acordo com critérios geográficos ou econômicos
48. ( ) as formas mais comuns utilizadas pelas firmas para reduzir a competição e concentrar capital, historicamente, são os cartéis, os trustes, as holdings e os conglomerados
49. ( ) no truste e no konzern, é mantida a independência jurídica das empresas, e há o estabelecimento de contrato por meio do qual se confia a outrem a administração de seus bens
50. ( ) a responsabilização no truste recai sobre as empresas e as pessoas físicas envolvidas nas negociações
51. ( ) holding é a empresa criada com a finalidade de administrar um grupo de empresas por meio do controle de participações acionárias de outras firmas
52. ( ) conglomerado é uma empresa que controla certo número de outras empresas que produzem bens do mesmo setor econômico
53. ( ) integração horizontal refere-se a uma firma cujos produtos ou serviços são concorrentes uns dos outros
54. ( ) integração vertical refere-se a firma que controla diversos estágios de produção de determinado bem
55. ( ) os conglomerados constituem um exemplo cabal do capitalismo monopolista em todo o mundo, e estão presentes em todas as grandes economias do mundo, sendo por isso nomeados, por exemplo, como chaebol na Coreia do Sul, keiretsu no Japão e holding nos EUA
56. ( ) capitalismo financeiro representa a união do capital industrial com o capital bancário, fator fundamental para a transição do capitalismo liberal para o capitalismo monopolista
57. ( ) para aumentar a produtividade do trabalhador, houve uma alteração na organização do trabalho nas fábricas, que ficou conhecida como taylorismo
58. ( ) entre as práticas tayloristas, estão a limitação dos movimentos do trabalhador por tarefa executada, o que resulta na subdivisão do trabalho em elementos simples que se encadeiam
59. ( ) a temporalidade taylorista é determinada pelo ritmo do trabalho executado pelo trabalhador na linha de produção
60. ( ) algo fundamental para o taylorismo é a separação entre trabalho manual e trabalho intelectual
61. ( ) a adaptação de Ford ao taylorismo se dá pelo uso da cadeia contínua, o que determina submissão à cadência do conjunto da máquina
62. ( ) a estandardização de peças e de produtos para baratear os custos e possibilitar a venda em massa também é uma atribuição de Ford
63. ( ) a reprodução da lógica industrial fora da fábrica intensifica a divisão territorial do trabalho, criando forte hierarquização entre os lugares, tornando a logística e a infraestrutura condições para a realização dessa divisão territorial do trabalho
64. ( ) o fordismo pode ser encarado como um modo de regulação dependente do Estado keynesiano, já que as garantias sociais serão um mecanismo importante de aumento regular da demanda
65. ( ) o fordismo gerou décadas de crescimento e de estabilidade econômicos que, contudo, não foi vivenciado por todos os grupos sociais dos países ricos, especialmente mulheres, negros e homossexuais, razão pela qual as décadas de 1960 e 1970 vislumbraram fortes movimentos sociais que contribuíram para mudanças epistemológicas como o multiculturalismo e o pós-estruturalismo
66. ( ) uma forma de o sistema capitalista experimentar altas taxas de lucratividade na crítica década de 1970 foi expandir-se para o mundo subdesenvolvido ou consolidar-se onde já se fazia presente, com especial força nos Tigres Asiáticos, na China e no Brasil, representando, paradoxalmente, o fechamento do regime militar brasileiro e a abertura econômica chinesa
67. ( ) indústria extrativa compreende as atividades de extração de minerais em estado natural
68. ( ) indústria de transformação envolve atividades de transformação física, química e biológica de materiais, substâncias e componentes em produtos novos, assim como a renovação e a reconstituição de produtos
69. ( ) a indústria de transformação engloba ramos desde o alimentício até a metalurgia
70. ( ) indústria de bens de produção, indústria de base e indústria pesada são termos sinônimos, e se divide em indústria de bens de capital e indústria de bens de consumo
71. ( ) a indústria de bens de consumo, ou leve, se divide em indústria de bens intermediários e indústria de bens duráveis
72. ( ) o fim do acordo de Bretton Woods é indicativo da crise capitalista iniciada na segunda metade da década de 1960
73. ( ) a crise iniciada em 1973 solapou o compromisso fordista, resultando em novas formas produtivas, como a automação e a dispersão geográfica da produção
74. ( ) Milton Santos foi importante crítico da concepção sobre uma sociedade da informação, apesar de reconhecer a importância desta na estruturação e organização do espaço mundial
75. ( ) enquanto a teoria da sociedade da informação enfatiza as relações de produção, a pós-fordista destaca as forças produtivas
76. ( ) os pós-fordistas são defensores do conceito de acumulação flexível
77. ( ) a acumulação flexível se fundamenta na flexibilidade dos processos de trabalho, dos mercados de trabalho e dos produtos e padrões de consumo
78. ( ) a flexibilização foi possível na fábrica devido ao surgimento do modelo toyotista no Japão
79. ( ) o toyotismo surge fundamentalmente devido a quatro fatores: a dificuldade da mão-de-obra japonesa em se adaptar ao modo taylorista-fordista, a impossibilidade de comprar tecnologia estrangeira, a baixa capacidade de exportar produtos e a pequena dimensão do mercado japonês
80. ( ) o toyotismo mantém a produção de estoques, mas acaba com a produção em cadeia, preferindo a produção em ilhas
81. ( ) o toyotismo não seria possível sem a microeletrônica, base da III Revolução Industrial
82. ( ) Ruy Moreira afirma que a economia, calcada no setor quaternário, se desloca da produção para a circulação
83. ( ) os métodos organizacionais que permitem a existência do toyotismo são o kan-ban e o just-intime
84. ( ) durante a década de 1970 há profunda alteração na divisão internacional do trabalho, com empresas intensivas em mão-de-obra, de perfil tecnológico simples e poluentes migrando dos países ricos para os países pobres, cuja base teórica é a relação centro-periferia
85. ( ) a teoria das etapas de desenvolvimento divide áreas geográficas de acordo com o nível de desenvolvimento industrial, e a presença de certos produtos industriais nos países subdesenvolvidos decorreria apenas da banalização destes nesse países pobres, o que não impediria estrutura econômica semelhante entre esses países
86. ( ) a teoria da dependência utiliza elementos tanto da tese centro-periferia quanto da tese das etapas de desenvolvimento econômico, e verificamos sua utilização no Brasil com os defensores do modelo de substituição de importações
87. ( ) com as transformações recentes do capitalismo, ocorridas nas últimas quatro décadas, muito tem se debatido acerca da validade dessas teorias hoje, especialmente entre os teóricos da Nova Divisão do Trabalho
88. ( ) Milton Santos ressalta a importância do Estado na inserção deste na Nova Divisão do Trabalho, por meio da crítica à extrema seletividade imposta pela globalização e à guerra dos lugares
89. ( ) ao estudarem a Terceira Itália, Piore e Sabel romperam com a lógica do estruturalismo global na organização do espaço mundial, já que a Terceira Itália significava uma alteração em relação à dicotomia entre hierarquia superior de áreas de produção fordista-taylorista e hierarquia inferior de regiões homogêneas pauperizadas
90. ( ) cluster, arranjo produtivo local, sistema produtivo e inovativo local, aglomeração industrial e distrito industrial são termos sinônimos quando tratamos da economia contemporânea
91. ( ) governança é toda forma de regulação que não é mercantil nem estatal
92. ( ) rede é uma forma de organização interempresarial que prescinde da governança, mas jamais da base geográfica, esta sendo, ela própria, um meio de definição da rede
93. ( ) empresa multinacional ou transnacional faz negócios em mais de um país, vendendo bens no mercado internacional ou tendo fábricas em mais de um país
94. ( ) empresa transnacional tem o processo de produção e comercialização coordenado além de fronteiras nacionais, e portanto é imprescindível a fragmentação do processo produtivo em diversos lugares
95. ( ) uma vez fragmentada a produção, um recurso utilizado pelos Estados para reduzir as perdas com isso foi o agrupamento em blocos regionais
96. ( ) as definições teóricas marxistas e keynesianas acerca dos blocos econômicos se confirmaram parcialmente no episódio envolvendo a crise da União Europeia, sobretudo em relação à Grécia e ao euro
97. ( ) a globalização, para Benko, apresenta três etapas: a internacionalização, a transnacionalização e a mundialização
98. ( ) a globalização, para Benko, caracteriza-se por um mercado unificado, por empresas mundializadas e por um quadro regulamentar e institucional abrangente e coeso
99. ( ) internacionalização decorre do desenvolvimento dos fluxos de exportação
100. ( ) transnacionalização corresponde à instalação das sedes mundiais de produção e de informação
101. ( ) globalização decorre dos fluxos de investimento e das implantações no estrangeiro
102. ( ) as principais áreas industriais do planeta, hoje, são costas oeste e leste dos EUA; a Banana Blue da UE, que remonta sua formação ao século XVI; a megalópole japonesa e a costa chinesa, ademais de áreas no Sudeste brasileiro, na Coreia do Sul, no México, na África do Sul, na Rússia e na Austrália
103. ( ) GUAM, acrônimo de Geórgia, Uzbequistão, Armênia e Moldova é um grupamento de países de forte proximidade com a Rússia
104. ( ) uma das funções do EUROMED é arrefecer a migração dos países do Mediterrâneo africano e asiático para a Europa
105. ( ) a base da União Europeia é a CECA, formada em função do conflito que assolou a Europa e o mundo nas guerras mundiais e a base própria das escolas geográficas universitárias francesa e alemã
106. ( ) a maior interessada na expansão da União Europeia para o leste é a França
107. ( ) entre as características do MERCOSUL estão o compromisso democrático e uma união aduaneira perfeita, em vigor desde 2005
108. ( ) a IIRSA, apesar de mera formalização de intenções dos países da América do Sul, pode se converter em ferramenta eficaz de integração econômica
109. ( ) um dos problemas para a integração econômica na África estão um sem-número de conflitos sangrentos que questionam a própria existência dos Estados-membro
110. ( ) entre formas de inserção do Nordeste brasileiro na economia-mundo estão os polos de Pecém e de Suape, respectivamente, em Pernambuco e no Ceará